Les Accords de Schengen
Au premier rang les ministres des affaires étrangères du Luxembourg et de la France
Schengen est un village de vignerons par excellence. Son vignoble est réputé pour son cru du Markusberg.
Les Accords de Schengen furent signés le Samedi 14 Juin 1985 à bord du bateau de promenade « Princesse Marie–Astrid », battant pavillon luxembourgeois mais resté amarré au quai avec regret par la délégation européenne. En effet cette dernière composée des ministres délégués par chaque nation signataire souhaitait parapher ce mini-traité au cours d’une petite croisière sympathique sur les eaux de la Moselle entre Schengen, Perl en Sarre et Sierck les Bains en Lorraine. Il s'agissait d'apporter ainsi une note communautaire à cette rencontre. Mais, au dernier moment un problème de droit international apparut aux yeux des juristes européens présents à la cérémonie et la promenade fut suspendue.
Les Accords de Schengen en cas de signature allaient se heurter aux "Accords de l'entente de la Moselle" signés entre la Prusse et le Grand-Duché lors de la Conférence de Vienne de 1815. Depuis la Moselle fait l’objet de deux règles "croisées". entre l’Allemagne et le Luxembourg. Qu'avaient conclu les diplomates alors en résidence viennoise?
Cet accord intervenu lors de l'entrée du Luxembourg dans la Confédération Germanique devenue voisine de la Prusse Rhénane avait ce 14 Juin 1985, a toujours force de traité. Ce dernier régit de façon originale les limites territoriales et fluviales entre Luxembourg et les héritiers de la Prusse: les lands de Sarre et de la Rhénanie de la sorte que "... chacun des états étend sa souveraineté jusqu’aux rives de l’autre". Ainsi la navigation est libre entre les riverains. En amont des rives allemandes, c’est la France sur une longueur de rive d’un kilomètre cinq cents qui sont cette fois-ci "eaux internationales" depuis des siècles.
Ainsi, les Accords furent signés à quai, c'est à dire au Grand-Duché comme prévu et avec certitude. Le verre de l’amitié à la santé de l’Europe fut prit ultérieurement lors d’une courte croisière sur les Eaux de l’Entente de la Moselle de 1815! Un verre n’engage à rien. La valeur d'un traité tient souvent à peu de chose. Mais ce jour là pas de tempête ni de naufrage, l'Europe fut sauvée des eaux...
L'embarcadère du village, jusqu’au début du siècle dernier; jouissait d’un droit d'asile. Tout homme recherché, quel que fut le motif de son délit, pouvait bénéficier de cet avantage durant six semaines et trois jours, s’il parvenait à emprunter le bac reliant Perl et Schengen. Cependant, il était astreint à rester à bord et vivre des offrandes des passagers, sinon mourir de faim. Cela donnait aux fuyards le temps nécessaire à la repentance.
Ironie du sort, sur les mêmes eaux mosellanes, au même emplacement de cet ancien embarcadère, furent donc signés les fameux Accords de Schengen instituant la fin des contrôles de police aux frontières des états membres de la future Union Européenne.
Les Accords de Schengen furent signés le Samedi 14 Juin 1985 à bord du bateau de promenade « Princesse Marie–Astrid », battant pavillon luxembourgeois mais resté amarré au quai avec regret par la délégation européenne. En effet cette dernière composée des ministres délégués par chaque nation signataire souhaitait parapher ce mini-traité au cours d’une petite croisière sympathique sur les eaux de la Moselle entre Schengen, Perl en Sarre et Sierck les Bains en Lorraine. Il s'agissait d'apporter ainsi une note communautaire à cette rencontre. Mais, au dernier moment un problème de droit international apparut aux yeux des juristes européens présents à la cérémonie et la promenade fut suspendue.
Les Accords de Schengen en cas de signature allaient se heurter aux "Accords de l'entente de la Moselle" signés entre la Prusse et le Grand-Duché lors de la Conférence de Vienne de 1815. Depuis la Moselle fait l’objet de deux règles "croisées". entre l’Allemagne et le Luxembourg. Qu'avaient conclu les diplomates alors en résidence viennoise?
Cet accord intervenu lors de l'entrée du Luxembourg dans la Confédération Germanique devenue voisine de la Prusse Rhénane avait ce 14 Juin 1985, a toujours force de traité. Ce dernier régit de façon originale les limites territoriales et fluviales entre Luxembourg et les héritiers de la Prusse: les lands de Sarre et de la Rhénanie de la sorte que "... chacun des états étend sa souveraineté jusqu’aux rives de l’autre". Ainsi la navigation est libre entre les riverains. En amont des rives allemandes, c’est la France sur une longueur de rive d’un kilomètre cinq cents qui sont cette fois-ci "eaux internationales" depuis des siècles.
Ainsi, les Accords furent signés à quai, c'est à dire au Grand-Duché comme prévu et avec certitude. Le verre de l’amitié à la santé de l’Europe fut prit ultérieurement lors d’une courte croisière sur les Eaux de l’Entente de la Moselle de 1815! Un verre n’engage à rien. La valeur d'un traité tient souvent à peu de chose. Mais ce jour là pas de tempête ni de naufrage, l'Europe fut sauvée des eaux...
L'embarcadère du village, jusqu’au début du siècle dernier; jouissait d’un droit d'asile. Tout homme recherché, quel que fut le motif de son délit, pouvait bénéficier de cet avantage durant six semaines et trois jours, s’il parvenait à emprunter le bac reliant Perl et Schengen. Cependant, il était astreint à rester à bord et vivre des offrandes des passagers, sinon mourir de faim. Cela donnait aux fuyards le temps nécessaire à la repentance.
Ironie du sort, sur les mêmes eaux mosellanes, au même emplacement de cet ancien embarcadère, furent donc signés les fameux Accords de Schengen instituant la fin des contrôles de police aux frontières des états membres de la future Union Européenne.

