La langue luxembourgeoise

Avant propos

Chacun de nos langages dits "vernaculaires" représente un des états multiples d ’une essence linguistique commune. Contrairement à l'expression "ne s'use que si on s'en sert" un langage meurt "si on ne s'en sert plus". 
Les combats linguistiques depuis la "Révolution Française" furent des "médecines" vouées à l'échec, menés par des locuteurs en sursit. 
Le langage exprime et véhicule la pensée de son locuteur et reste soumis à un code commun. Quand deux personnes se comprennent, ils parlent le même langage.  Ce code se transmet naturellement selon le principe "Je parle comme j'entends", dans le cadre familial dès le plus jeune âge. Le langage est affaire de sons de fréquences  hautes et basse que seules des "oreilles" neuves d'un enfant peuvent capter. (Voir la notice)
Cependant ce code permet seulement "d'exprimer" la pensée du locuteur. L'expression c'est l'art de transmettre au plus juste sa pensée. Malgré tout cette expression reste imparfaite,   que souvent une petit croquis permet d'appréhender. C'est le rôle du symbole figuratif qui permet d'aborder au plus près une vérité par nature inexprimable. Par exemple l'artiste ne fait qu'exprimer la profondeur d'une idée sortie de sa conscience. Encore un mot sur la traduction d'une expression verbale. Traduire c'est utiliser un mot d'une codification autre et n'offre qu'un sens "approximatif", d'où l'expression "traduire c'est trahir".

Un peu d'histoire

Au moment où le Luxembourg devenait indépendant en 1867, le pays retrouvait une nouvelle dimension "nationale" cette fois-ci,  après avoir été amputé de près de 75 pour cent de son territoire depuis 1659 et soumis à la dépendance successive de l'Autriche, de la France et de la Belgique et enfin de la Prusse sous le couvert de la Confédération Germanique en 1815.

Après l'épopée napoléonienne quel fut le "sentiment national" de la population ? Un sentiment reste le produit des sens comme son nom l'indique que la raison permet d'exprimer. La raison est un compromis entre les sens, les sentiments et l'intellect difficilement exprimable.

Le sentiment national

Ce sentiment néanmoins louable germa sous la domination belge, très annexionniste.  En 1839, libéré de ce joug, le Traité de Londres (France-Prusse et Angleterre) conviennent de l'indépendance toute relative du pays. Cependant le roi des Pays-Bas en devient le souverain en qualité de Grand-Duc à titre personnel. Par ailleurs en tant que membre depuis 1815 de la Confédération Germanique par le Congrès de Vienne, la Prusse voisine depuis assurait dans le cadre du "Zollverein", la gestion de la communauté économique et monétaire présidée par Berlin. De ce fait la langue administrative comme dans toute la confédération fut l'allemand littéraire. Cette situation plaçait le petit état luxembourgeois sous la dépendance administrative de Berlin.

La population aspirait retrouver sa liberté complète. Mécontente elle nourrit un sentiment anti-prussien, comme le rappelle l'hymne nationale :"Wir wëllen keng Präisen ginn", "Nous ne voulons pas devenir Prussien". Il est un fait que l'Allemagne nationale n'existait pas encore, on faisait pas de l'anti-germanisme mais l'anti-prussianisme tout comme en Lorraine Germanophone.

L'Allemand restera la langue administrative

La langue quasi officielle, administrative en tout cas, fut l'allemand littéraire, ce qui demandait l'enseignement de la lange allemande dans les première années de primaire. Quant à l'Église, elle enseignait l'allemand la langue traditionnelle de l'écrit du pays.

Nous savons qu'une langue véhicule la pensée du locuteur. Le danger d'une influences culturelle allemande au Luxembourg fut bien réel et freinait la naissance d'un sentiment national luxembourgeois indispensable pour garantir la pérennité du nouvel état. Bien entendu en ces temps comme en France les dialectes et patois dans les campagnes majoritaires, représentaient la langue de communication du pays. 

L'église luxembourgeoise artisane du sentiment national

Or, l'église luxembourgeoise pris l'initiative de promouvoir le dialecte luxembourgeois. Or cela répondait à une évidence: pour comprendre profondément la parole de Dieu    le prêtre doit s'adresser aux fidèles dans leur langue maternelle. Cette exigence épiscopale fut également exprimée en Lorraine germanophone en 1850 par l'évêque de  Metz face au pouvoir politique parisien (avec succès).

Nostalgie du Vieux Luxembourg (Comté de Luxembourg) ?

Également parlée dans les anciennes terres luxembourgeoises en Belgique (Arlon), en France (Thionville-Sierck) et en Allemagne (Moselle-Eiffel), le nouvel évêque de Luxembourg lors de restauration de la cathédrale fit figurer dans le choeur les blasons des principales villes "luxembourgophones" en Lorraine, en Belgique et en Allemagne. Devenu diocèse indépendant en 1870, le nouvel évêché fut à l'origine de la naissance d'un sentiment national luxembourgeois. Ainsi le parlé luxembourgeois devint peu à peu la pseudo langue nationale, celle du coeur. 
Ce fait devint un obstacle majeur à l'intégration du Luxembourg dans le grand projet de l'unification allemande. Ce qui encouragea Bismarck président de la Confédération Germanique de libérer le Luxembourg en 1867, après l'échec de la tentative de Napoléons III "d'acheter" au roi des Pays Bas son titre personnel de Grand-Duc et faire du Luxembourg un département français. (Nous reviendrons sur ce sujet).
Ainsi de la langue du coeur libérée, celle de la conscience des luxembourgeois, naquit un solide sentiment nationaljusqu'à nos jours. Mais restait encore à codifier un langage dialectale très diversifié, le pays étant divisé linguistiquement par une frontière isophone aux frontièreq du massif de l'Eiffel au Nord du territoire.

La fin des luttes linguistiques  au Luxembourg sauf en France et en Belgique

En France, les luttes linguistiques du 19ième siècle échouèrent. Elles menaçaient l'unité nationale par leurs diversité. Elle furent parfois sanglantes au coeur des anciennes provinces. L'état français porta un regard de la plus grande méfiance sur les dialectes, véhicules de la pensée des anciennes provinces.

Le comté du Luxembourg

Le Comté du Luxembourg
Créé en 989 le Dimanche des Rameaux par le comte Siegfroid de Yutz

Le démantèlement progressif

Le démantèlement progressif du Luxembourg

Le "Vieux Luxembourg"

Partie du Comté de Luxembourg annexé
Zone du Comté  du Luxembourg annéexée  par la France en 1659, Traité des Pyrénées. (en rose).
Personnaliser

Cookies techniques

Les cookies techniques sont essentiels au bon fonctionnement du site et ne collectent pas de donn�es personnelles. Ils ne peuvent pas �tre d�sactiv�s car ils assurent des services de base (notamment li�s � la s�curit�), permettent de m�moriser vos pr�f�rences (comme par exemple la langue) et d�optimiser votre exp�rience de navigation du site.

Google Analytics

Google Analytics est un service utilis� sur notre site Web qui permet de suivre, de signaler le trafic et de mesurer la mani�re dont les utilisateurs interagissent avec le contenu de notre site Web afin de l�am�liorer et de fournir de meilleurs services.

Facebook

Notre site Web vous permet d�aimer ou de partager son contenu sur le r�seau social Facebook. En l'utilisant, vous acceptez les r�gles de confidentialit� de Facebook: https://www.facebook.com/policy/cookies/

X / Twitter

Les tweets int�gr�s et les services de partage de Twitter sont utilis�s sur notre site Web. En activant et utilisant ceux-ci, vous acceptez la politique de confidentialit� de Twitter: https://help.twitter.com/fr/rules-and-policies/twitter-cookies