Les luttes linguistiques en Moselle
Avant-Propos
Les luttes linguistiques
Le système social traditionnel de l’ancien régime reposait sur le principe de la Charité Chrétienne. Lors du rattachement du Duché de Lorraine à la Couronne de France, les princes allemands détenaient des seigneuries en pleine souveraineté territoriale, nommant les maîtres des écoles. Celle-ci fonctionnaient selon des modes parfois très particuliers et furent souvent établies en partenariat avec l’Eglise, la cité et d’autres bienfaiteurs etc. Leurs fonctionnements dépendaient souvent des « Conseils de Fabrique » qui, pour financer ces écoles, exploitaient, des terres, des fermes, apportées en dotation ou en prêts par des notables ou la bourgeoisie. Les bénéfices venaient financer les besoins de ces écoles ou les bonnes œuvres pour l’enfance et encore subvenir aux soins hospitaliers et médicaux. Les princes participaient bien entendu directement à ces financements par des dons qui furent souvent personnels. C'est aux prêtres catholiques ou aux pasteurs qu’incombait l’enseignement de la langue en vigueur dans le Bailliage d'Allemagne, la notion de "langue nationale" n'existait pas.
Nous avons évoqué l'intervention du chancelier Galaizière, placé intendant au côté du Roi de Pologne qui inspira au Duc de Lorraine, polonais, l’Édit du 27 Septembre 1748, dicté par Versailles, proclamant officielle la langue française essentiellement dans les actes officiels et non dans l'éducation ou l’enseignement. L'allemand continua à être enseigné dans les écoles sous la direction de l'Église.
Les gouvernements révolutionnaires et post révolutionnaires traitèrent ces écoles et d’une façon plus générale d’écoles allemandes en Lorraine germanophone. Les princes allemands émigrèrent à la Révolution française laissant le champ libre à toute sorte de nouveautés. Les actes officiels furent souvent rédigés en allemand et en français, toutefois la langue allemande primait alors comme langue officielle toujours. Mais en 1794 on s’aperçu du danger de ces dispositions pour l’unité nationale et l’on prend des mesures unilatérales dans toute la France pour unifier le langage.
Le système social traditionnel de l’ancien régime reposait sur le principe de la Charité Chrétienne. Lors du rattachement du Duché de Lorraine à la Couronne de France, les princes allemands détenaient des seigneuries en pleine souveraineté territoriale, nommant les maîtres des écoles. Celle-ci fonctionnaient selon des modes parfois très particuliers et furent souvent établies en partenariat avec l’Eglise, la cité et d’autres bienfaiteurs etc. Leurs fonctionnements dépendaient souvent des « Conseils de Fabrique » qui, pour financer ces écoles, exploitaient, des terres, des fermes, apportées en dotation ou en prêts par des notables ou la bourgeoisie. Les bénéfices venaient financer les besoins de ces écoles ou les bonnes œuvres pour l’enfance et encore subvenir aux soins hospitaliers et médicaux. Les princes participaient bien entendu directement à ces financements par des dons qui furent souvent personnels. C'est aux prêtres catholiques ou aux pasteurs qu’incombait l’enseignement de la langue en vigueur dans le Bailliage d'Allemagne, la notion de "langue nationale" n'existait pas.
Nous avons évoqué l'intervention du chancelier Galaizière, placé intendant au côté du Roi de Pologne qui inspira au Duc de Lorraine, polonais, l’Édit du 27 Septembre 1748, dicté par Versailles, proclamant officielle la langue française essentiellement dans les actes officiels et non dans l'éducation ou l’enseignement. L'allemand continua à être enseigné dans les écoles sous la direction de l'Église.
Les gouvernements révolutionnaires et post révolutionnaires traitèrent ces écoles et d’une façon plus générale d’écoles allemandes en Lorraine germanophone. Les princes allemands émigrèrent à la Révolution française laissant le champ libre à toute sorte de nouveautés. Les actes officiels furent souvent rédigés en allemand et en français, toutefois la langue allemande primait alors comme langue officielle toujours. Mais en 1794 on s’aperçu du danger de ces dispositions pour l’unité nationale et l’on prend des mesures unilatérales dans toute la France pour unifier le langage.